Crocs et KFC ont élaboré des chaussures qui sentent le poulet

Valentin Etancelin
Les Crocs KFC seront disponibles au printemps, moyennant 60 dollars.  (Photo: Crocs)

MODE - Ceci n’est pas un poisson d’avril. La célèbre marque américaine de sabots en plastique Crocs, dont les modèles sont souvent considérés comme les “chaussures les plus moches au monde”, vient une fois de plus de franchir un palier qui à de quoi déconcerter. 

La marque a dévoilé, ce mercredi 12 février, la publicité de son nouveau produit, une paire de mules élaborée en collaboration avec la chaîne de fast-food KFC. Des motifs de poulet frit recouvrent la célèbre chaussure, sur laquelle un gros pin’s en forme de pilon a été clipsé. 

Le clou du spectacle? Comme l’indique le site de CNN, lesdits badges ressemblent à de vrais morceaux de poulet, mais sentent aussi comme de vrais morceaux de poulet. Oui, sur vos pieds.

“Alliant l’apparence unique de notre mondialement connu poulet frit et de notre marque de fabrique, le bucket KFC, avec le confort et le style inégalé des Crocs, cette paire de chaussures est ce dont sont faits les rêves de chaussures de poulet frit”, assure non sans ironie Andrea Zahumensky, la cheffe marketing des restaurants, dans un communiqué de presse.

Un responsable du chausseur évoque, lui, une “manière amusante et à la mode” de twister son sabot.

Il va toutefois falloir patienter encore un peu. Cette édition limitée doit être mise en vente au printemps prochain. Elle sera disponible en taille unisexe au prix de 60 dollars, soit environ 55 euros, sur le site de la marque.

Des controverses bien rodées

C’est ingénieux (et créatif), certes, mais pas une première. Depuis plusieurs années, Crocs alimente les collaborations périlleuses. Il y a eu le modèle à plateformes avec Balenciaga, en rupture de stock avant même sa sortie. Mais aussi celui avec la griffe japonaise BEAMS, une sandale sur laquelle était accroché un sac banane. 

Souvent critiquées pour leur mauvais goût, ces créations font partie intégrante de la stratégie de commercialisation de la maison. Comme le souligne Business Insider, exploiter les ambiguïtés autour de ladite chaussure est au cœur du plan de son PDG, Andrew Rees.

“Notre objectif n’est pas de faire aimer la marque à ses détracteurs, a-t-il déclaré au site d’info américain. L’idée, c’est de tirer profit des tensions extrinsèques qu’elle crée. Elles fournissent des opportunités, des échanges, des contenus. Cela crée de l’intérêt. Ça permet toutes ces choses qui vous, en tant que marque, vous coûteraient beaucoup d’argent autrement.”

Le groupe Crocs a failli faire faillite en 2009. Depuis ce jour, son directeur tente coûte que coûte de stabiliser sa croissance à long terme et de maintenir l’engagement de ses clients. De fait, “une collaboration doit être controversée, mais pas trop, précise l’entrepreneur. [...] Le risque est que cela heurte votre clientèle de base d’une manière qu’elle ne comprend pas”. Tout est une question d’équilibre. Un “fashion faux pas” de trop et tout peut s’écrouler.

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