Les critiques s'amplifient contre le manque de transparence d'Emmanuel Macron

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Le jupitérisme passe difficilement l'épreuve de la pandémie. «Mascarade», «piétinement du Parlement», «humiliation», «déni de démocratie»... Les qualificatifs des parlementaires sont particulièrement forts ce jeudi 1er avril dans les travées de l'Assemblée nationale et du Sénat. Au lendemain de l'allocution télévisée du président de la République, suivie par près de 32 millions de Français, comment légitimer que le débat parlementaire se tienne alors que les mesures sanitaires sont déjà annoncées par Emmanuel Macron? En toute logique, les oppositions désertent l'hémicycle et ne participeront pas au vote. Plus de 26 millions de téléspectateurs (hors chaînes infos) hier à 20h devant l'allocution d'Emmanuel Macron : TF1 : 12,64 millions (37,2% de PDA) France 2 : 9,92 millions (29,2% de PDA) M6 : 3,32 millions (9,8% de PDA)#Macron20h pic.twitter.com/LnOfoioFYb À LIRE AUSSI De l'Absurdistan à la fatigue pandémique, il est urgent de sortir de l'impasse Un exercice solitaire du pouvoir L'accusation de manque de transparence n'est pas nouvelle. Elle a commencé dès le début de la pandémie. Du Conseil scientifique au Conseil de défense sanitaire, la création d'instances en dehors des institutions prévues par la Ve République pour gérer la crise interroge. Les décisions sont entérinées en Conseil de défense, une instance dont les citoyens ne connaissent toujours pas la composition précise ni les principes qui guident la décision. Et à la clé, le président décide seul, parfois contre son Premier ministre et ses ministres, sans porter le débat devant le Parlement, qui entérine, depuis un an, les mesures a postériori. «C'est toujours merveilleux, tempête Clémentine Autain, députée LFI et candidate à la présidence de la région Île-de-France, le président s'exprime, et le lendemain, le Premier ministre... Lire la suite sur Slate.fr.