Des cristaux organiques sur Titan pourraient nous aider à comprendre l'origine de la vie

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En quête de nos origines, et en premier lieu d’une compréhension de l’apparition de la vie sur Terre, nous explorons le Système solaire et nous tentons de reproduire en laboratoire les conditions physico-chimiques ayant fait passer des molécules prébiotiques aux toutes premières cellules vivantes possédant une membrane, un métabolisme et du matériel génétique permettant à ces cellules de prospérer, c'est-à-dire de se nourrir, de se reproduire et d’évoluer.

Si la fameuse expérience de Miller nous a bel et bien donné des pistes intéressantes à ce sujet, la thèse la plus souvent avancée aujourd’hui concernant l’origine de la vie sur Terre fait intervenir des processus encore largement inconnus dans les parois de sources hydrothermales de la Terre primitive au début de l’Archéen et peut-être même pendant l’Hadéen, il y aurait donc dans cette dernière hypothèse plus de 4 milliards d’années.

L’exploration de la surface de Mars et aussi des glaces d’Europe autour de Jupiter, ou celle d’Encelade autour de Saturne, pourrait confirmer ce scénario. Mais, peut-être les exobiologistes auront-ils des surprises et des informations précieuses avec l’étude de Titan.

Une comparaison à l'échelle de la Terre et de Titan. L'image de la lune de Saturne a été obtenue avec un instrument de la sonde Cassini capable de voir à travers son atmosphère. © Nasa
Une comparaison à l'échelle de la Terre et de Titan. L'image de la lune de Saturne a été obtenue avec un instrument de la sonde Cassini capable de voir à travers son atmosphère. © Nasa

La chimie prébiotique de la Terre au congélateur ?

Titan est plus petite que la Terre mais plus grande que la Lune, et son atmosphère a deux importants points communs ou quasi-communs avec celle de la Terre car elle est majoritairement constituée d’azote et avec une pression de seulement une fois et demie environ de celle de la Terre. Elle est constituée à plus de 95 % d’azote moléculaire, les quelques pourcents restants sont presque exclusivement du méthane avec des traces d'autres gaz comme des hydrocarbures (dont l'éthane et le cyanure d'hydrogène), des dioxyde et monoxyde de carbone, du cyanogène, et quelques gaz rares comme de l'argon...

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