Ce que la crise va changer : les leçons d'un confinement

Par Le Point.fr
Une bonne partie de la population mondiale a été confinée et redécouvre en partie sa liberté. Non sans appréhension

VIDÉO. La France s'est déconfinée depuis près de quinze jours. Le cabinet No Com revient sur les conséquences de ces deux mois si particuliers.


L'épidémie ralentit, mais la peur qu'elle suscite est encore bien présente, au point même de ralentir la reprise économique. La crise a renforcé les tendances lourdes du monde d'avant : plébiscite de l'échelon local ; défiance envers les niveaux nationaux ou supranationaux ; attentes démultipliées envers les entreprises, sommées de mettre en adéquation les paroles et les actes dans une période de menace sur l'emploi.

La peur du virus s'installe durablement dans tous les pays touchés par l'épidémie

Alors que les courbes des décès retombent fort heureusement dans la plupart des pays, les courbes de la peur liée au virus continuent, elles, de plafonner, signe que si l'épidémie ralentit, la crainte, elle, reste très présente. C'est ce que montre le baromètre No Com des deux crises, la sanitaire et l'économique, réalisé des deux côtés des Pyrénées.

Le besoin d'hyperprotection l'emporte pour l'instant sur la reprise économique : 65 % des Français considèrent qu'il est préférable d'adopter un excès de précaution pour protéger la santé plutôt qu'un retour rapide à la vie normale pour protéger l'économie. Même réflexe du côté espagnol où huit citoyens sur dix font le même choix. En revanche, les opinions publiques des deux pays ne s'accordent pas sur quelle est la plus grande menace aujourd'hui : une majorité de Français perçoit déjà la crise économique comme la première menace (58 %) alors qu'une majorité d'Espagnols considèrent qu'il s'agit encore de l'épidémie (53 %). Ceci montre que la santé pour soi reste pour l'instant la préoccupation majeure, mais que cette situation pourrait évoluer rapidement et la peur sociale l'emporter sur la peur sanitaire.

Justement, la crise sanitaire est-elle derrière nous ? Est-elle encore devant (...)

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