Crise aux urgences : "Nous ne sommes pas de la chair à canon pour que l'hôpital puisse fonctionner", témoigne une infirmière gréviste

Margaux Duguet

Ils n'ont pas du tout été convaincus. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a beau avoir promis d'ici 2022 "plus de 750 millions d'euros" puisés dans des crédits existants, le compte n'y est pas pour le collectif Inter-urgences, à l'origine d'une grève inédite par sa durée (bientôt six mois) et son ampleur (250 services d'urgences touchés à ce jour). Résultat : le collectif a voté la poursuite de la grève et la CGT-Santé organise une mobilisation à Paris, mercredi 11 septembre.

Nancy Tardres, infirmière aux urgences de l'hôpital Saint-André et représentante d'Inter-urgences pour la région Aquitaine, n'a elle non plus pas l'intention de quitter ses camarades grévistes. Elle raconte à franceinfo son combat pour améliorer les conditions de travail des urgentistes.

Franceinfo : Lundi, la ministre de la Santé a dévoilé ses douze mesures pour répondre à la crise. Elles seront financées à hauteur de 754 millions d'euros sur trois ans. Etes-vous satisfaite de ce plan ?

Nancy Tardres : C'est à côté de la plaque, voilà quelle a été ma première réaction. C'est complètement déconnecté de ce que l'on vit quotidiennement. Ces douze mesures ne répondent en rien à l'urgence de la crise, elles ne seront pas effectives avant deux ou trois ans. Et en attendant qu'elles le soient, (...)

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