Crise des urgences: dans le Bas-Rhin, les hôpitaux craignent le pire pour l'été

À l’approche de l'été, les hôpitaux publics se préparent à un été difficile. Dans le sud-ouest de la France, certains services d’urgence vont fermer la nuit faute de personnel. À Strasbourg, les services des urgences des hôpitaux publics sont en sous-effectif permanent et appréhendent les mois à venir.

De notre correspondante à Strasbourg, Angélique Ferat

Le début de l’année a été difficile. Les ambulanciers ont un temps refusé d’aller aux urgences parce que le temps d’attente pour déposer un patient était de 2 à 3 heures. Puis un patient est décédé au Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Strasbourg après 14 heures d’attente aux urgences. Devant la consternation, une enquête est en cours.

Été compliqué

Et l'été s’annonce tout aussi compliqué. Il manque minimum trois temps plein au CHRU pour fonctionner normalement. Les congés du personnel et les fermetures de lit en aval dans les autres services de l’hôpital ne vont rien arranger.

« On ne peut pas dire qu’on soit sereins. La question c’est comment va-t-on faire si notre activité continue à augmenter. Actuellement, on a déjà une activité très importante », témoigne Eric Bayle, urgentiste à Strasbourg.

Le médecin craint un report de malades parce que des lits vont fermer dans les autres services de l'hôpital pour que le personnel puisse partir en vacances. « Si vous avez une augmentation du nombre de patients et des difficultés pour hospitaliser les patients, forcément ça va créer un bouchon au niveau des urgences. »


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