Crise sanitaire : le succès des agences matrimoniales

Après des années à cultiver sa vigne, Alain Burguet, 70 ans, est désormais à la retraite. Pendant longtemps, il a mis sa vie sentimentale de côté. Un sacrifice qu’il regrette aujourd’hui. Les mesures sanitaires ne l’ont pas aidé à trouver l’amour, et depuis un an, il est seul. "J’ai passé le confinement tout seul, c’était une épreuve. C’est dur de faire des rencontres alors qu’on ne peut pas se faire la bise, on ne peut pas voir de gens."Le double de clients en un anPour briser la solitude, il a fait appel à une agence matrimoniale. Après un test de personnalité et 2 500 euros déboursés, il a déjà eu deux rendez-vous, sans succès. Mais sans cet accompagnement en milieu rural bourguignon, les occasions sont rares. Alain ne souhaite pas passer par internet. Avec les confinements successifs, les clients de l’agence se sont multipliés, remarque Agnès Morin, responsable des agences Unicis Jura et Côte-d'Or.