Crise sanitaire : ces salariés qui ont changé de vie

Scier, poncer, maroufler : depuis un an et son licenciement économique, Clément Bernard se forme à la menuiserie. Pour cet ancien chargé d'évènementiel élevé à quelques centaines de mètres de cet atelier de Seine-Maritime des compagnons du devoir, ce changement de cap semblait logique. "Dans ces deux métiers, il y a un projet à gérer, un projet à mener à bien. Et c'est des choses que moi je sais faire, alors pourquoi ne pas les faire sur de la menuiserie, parce que c'est le sujet qui m'intéresse et me passionne depuis un certain nombre d'années. Il y aura toujours un client, il y aura toujours un fournisseur, toujours un but final : satisfaire le client et rendre un projet propre", affirme-t-il. Du temps pour apprendre un nouveau métier Grâce une formation financée par Pole Emploi et son salaire de cadre toujours en partie versé par l'organisme, ce père de trois enfants a pu se donner du temps pour apprendre un nouveau métier. Pour son formateur, ce type de profil est plutôt commun. Environ 25% des élèves de l'atelier sont en reconversion professionnelle.