Crise sanitaire : les quartiers commerçants des grandes villes en perte de fréquentation

Des rideaux tirés, cadenassés, et des pancartes "à louer". Qui aurait un jour imaginer un tel décor pour les arcades de Rivoli, à Paris ? Bien plus qu'une simple rue, c'est l'un des symboles de la capitale vidée de ses passants et de son âme. Des commerces ferment, faute de clients. Car, depuis le début de la pandémie de coronavirus, deux fois moins de passants déambulent sur l'artère située entre le Louvres et la Concorde. Ainsi, le moral est bas et le cœur lourd pour Gope Hathiramani, vendeur d'objets en porcelaine. Aucun client pendant quatre jours Lui qui réalisait 2 000 euros de chiffre d'affaires par jour s'accroche aujourd'hui pour une poignée de clients chaque semaine. "Sur six jours d'ouverture, j'ai fait zéro client pendant quatre jours, témoigne-t-il, mardi 12 janvier. On n'a jamais connu ça". Le constat est le même dans toutes les grandes villes françaises : - 41% de fréquentation pour le Vieux Lyon (Rhône), - 43% dans le quartier de la place de la Bourse, à Bordeaux (Gironde), et - 50% pour la rue Fouré, à Nantes (Loire-Atlantique).