Crise sanitaire : les oiseaux des fauconniers au chômage technique

Depuis plus d'un an, l'activité d'Alexandre Thévenin, fauconnier itinérant, s'est considérablement réduite. "Le quotidien, c'est d'abord la bonne santé de mes oiseaux, c'est à dire que mes oiseaux ont besoin de voler, en premier, de manger, d'être soignés", explique ce dernier. Si les soins et les vols réguliers de ses hiboux sont toujours au programme, les représentations du fauconnier sont devenues rares. "Les lieux qui me permettent de vivre, ce sont les établissements scolaires, les Ehpad, les centres culturels, les théâtres… S'ils sont fermés, effectivement je ne travaille pas", ajoute Alexandre Thévenin.Inquiétude pour la suite de la saisonDans le ciel de Chauvigny (Vienne), les vols des rapaces ont presque disparu. Au château des Evêques, les entraînements ont pourtant lieu quotidiennement pour ces habitués des spectacles. La société a pu compter sur des aides et le chômage technique, mais c'est insuffisant pour compenser les pertes. Simon Thuriet, directeur de Vol en scène à Chauvigny, s'inquiète pour la suite de la saison. "On travaille essentiellement avec les étrangers et les groupes scolaires, affirme-t-il. C'est sûr que cette année on n'aura ni les uns ni les autres, donc ce sera limité." Avec sa centaine d'oiseaux à demeure et ses six salariés, Les Géants du ciel reste un des pôles touristiques majeures du département de la Vienne. Chaque année, 30 000 visiteurs s'y rendent habituellement.