Crise sanitaire : les nouveaux visages de la pauvreté

Soigneusement rangés dans un placard se trouvent les colis alimentaires que Christophe Fricker, propriétaire d'un salon de tatouage avec sa femme à Neufchâtel-en-Bray (Seine-Maritime), reçoit chaque semaine. Demander de l'aide est une première pour le commerçant, mais, depuis le premier confinement, les difficultés s'accumulent. "Il a fallu franchir le pas : ça a été dur, mais bon, on l'a fait, souffle-t-il. Heureusement qu'ils sont là". Les auto-entrepreneurs, commerçants, et salariés concernés La commune de 5 000 habitants compte de plus en plus de personnes fragilisées par la crise sanitaire. Les Restos du Cœur de Neufchâtel-en-Bray voient arriver un nouveau public : des auto-entrepreneurs, des commerçants, ou même des salariés fragilisés par le chômage partiel. En parallèle de l'arrivée de nouveaux bénéficiaires, la situation d'autres s'est davantage dégradée. Ici comme ailleurs, les associations d'aide alimentaire prévoient une hausse de 25 % des demandes.