Crise sanitaire: un maire sur deux estime avoir été "mal associé" à sa gestion

C.M.
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Une écharpe de maire (illustration) - SEBASTIEN BOZON / AFP
Une écharpe de maire (illustration) - SEBASTIEN BOZON / AFP

Un maire sur deux estime avoir été "mal associé" à la mise en œuvre de l'état d'urgence sanitaire au printemps et déplore le manque de "directives claires", indique une étude du Cevipof et de l'Association des maires de France (AMF) diffusée vendredi.

Selon ce sondage mené auprès de 4714 maires, 48% d'entre eux affirment avoir été "mal associés" à la gestion de l'épidémie de coronavirus, contre 39% qui pensent le contraire, les 12% restants n'étant pas en fonctions lors du premier confinement.

L'écart est très marqué auprès des maires de villes intermédiaires, soit entre 1000 et 9000 habitants, dont seulement un quart (26%) s'est senti "pleinement associé avec les services de l’État" contre 46% pour les très petites communes ou les grandes villes.

Le rôle des préfecture largement approuvé

La moitié des maires interrogés (51%) pointe également un "manque de directives claires et cohérentes de la part de l’État", précise le sondage.

Mais tous les services de l'Etat ne sont pas jugés de la même manière. Le rôle des préfectures est largement approuvé, avec 66% des maires qui estiment que "leur relation de travail a été efficace" avec elles.

En revanche, ce chiffre chute à 40% pour les Agences régionales de santé (ARS), souvent critiquées par les collectivités pour leur rôle dans la gestion de l'épidémie au printemps.

Article original publié sur BFMTV.com