Crise sanitaire, lutte antiterroriste… l'espace Schengen au cœur des critiques

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L’espace Schengen n’a pas bonne presse. Entre la pandémie de Covid-19, la crise migratoire et la lutte antiterroriste, ses opposants rivalisent d’accusations pour rétablir les contrôles aux frontières. Depuis 2015, la France ne les a d’ailleurs jamais complètement levés. Ces dernières semaines, les attentats de Nice et de Vienne ont remis la question sur le devant de la scène européenne. Le président de la République et le chancelier autrichien s’étaient réunis mardi à l’Elysée pour évoquer le sujet. La capitale européenne n’est pas opposée au changement et promet une réforme au printemps pour plus d’efficacité.

10.000 gardes-frontière d'ici 2024

Il y a un problème de confiance entre les pays membres, reconnait-on à Bruxelles. Plus d’une personne sur cinq n’est pas contrôlée sérieusement à son entrée dans l’espace commune, dénonce la commissaire européenne chargée du dossier. Pourtant, beaucoup a déjà été fait. Récemment, la Commission européenne a proposé que tous les migrants soient fichés sous cinq jours quand ils mettent le pied en Europe. Au 1er janvier, les gardes-frontière européens commenceront à se déployer. Ils devraient être 10.000 d’ici 2024.

"Il faut qu’on soit plus ferme et plus strict sur le contrôle de nos frontières extérieures. Oui on doit améliorer. C’est une question de confiance, comme pour la monnaie. Nous n’avons pas ça en termes de sécurité, il faut un pacte de sécurité", a affirmé Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, invité d'Eu...


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