Crise sanitaire : le gouvernement sous pression

Coup de théâtre à l'Assemblée nationale. Mardi 3 novembre, à 21h45, l'opposition parlementaire, emmenée par Les Républicains, profite des rangs clairsemés dans la majorité pour réduire la durée de l'état d'urgence sanitaire. Un camouflet, pour le gouvernement. Le ministre de la Santé Olivier Véran revient alors dans l'hémicycle ; il raconte sa visite, plus tôt dans la journée, dans un service de réanimation, et laisse exploser sa colère. "C'est ça, la réalité, Mesdames et Messieurs les députés ! Si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici !", scande-t-il. "Vous avez été indigne" La majorité se lève pour applaudir, tandis que l'opposition ne se laisse pas impressionner. "Vos propos ont été indignes, et vous avez été indigne", lui a répondu Christian Jacob, le président des Républicains. Le contraste est saisissant : en mars dernier, la première loi sur l'état d'urgence sanitaire était votée par une majorité écrasante ; tous Les Républicains l'avait approuvée. Mardi 3 novembre, l'union nationale a volé en éclat.