Crise sanitaire : les esprits s'échauffent à l'Assemblée nationale

La soirée du mardi 3 novembre a été agitée à l'Assemblée nationale. Face au refus des parlementaires de l'opposition de prolonger l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16 février, le ministre de la Santé Olivier Véran, de retour dans l'hémicycle après la visite d'un service de réanimation, sort de ses gongs. "Je suis rentré dans deux chambres, raconte-t-il. Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans". "Si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici !" L'homme politique décrit ensuite le patient dans le coma, intubé, ventilé, avec "pas loin de dix pousse-seringues" pour pouvoir être alimenté et recevoir ses médicaments. "C'est ça, la réalité, Mesdames et Messieurs les députés ! Si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici !", scande Olivier Véran sous les applaudissements des députés LREM. Les esprits s'échauffent : l'opposition conteste. À droite, comme à gauche, on estime ne pas être entendu par l'exécutif dans la gestion de la crise sanitaire.