Crise sanitaire : le commerce alimentaire s'adapte et propose des petits formats pour Noël

En raison des consignes sanitaires qui recommandent de passer Noël en petit comité, Michel Pouzol, boucher, a proposé une autre version des chapons et dindes. "On vend pas mal de rôtis. On choisit le nombre de personnes, et on coupe", explique-t-il. Pas de grosses volailles donc, ni de grands plateaux de fruits de mer : sur un marché francilien, Arnaud Lebeurre, poissonnier, s'attend à 20% de ventes en moins. "Ça va nous impacter sur les grosses pièces qu'on vend d'habitude toute l'année, les bars, les turbots de trois, quatre kilos", déplore-t-il. Le succès des formats mini Même le foie gras, la star des tables du réveillon, n'échappe pas au format mini. La boutique spécialisée Maison Lafitte a dû s'adapter. Et ça marche : les ventes ont augmenté de 30% sur les petits foies gras. Ce nouveau format se décline même pour les bûches en dessert. Si le format se réduit, le budget reste stable : cette année, les Français dépenseront en moyenne 134 euros pour leur repas de Noël.