Crise sanitaire : les banques accompagnent-elles vraiment les restaurateurs ?

Depuis fin octobre, Olivier Delannoy revient tous les jours dans son restaurant, comme en pèlerinage. Il s'agit de l'une des plus anciennes brasseries de Lille (Nord), pour laquelle le gérant continue de payer 10 000 euros de loyer par mois. "Sur les cinq mois de fermeture, ça représente 50 000 euros de loyer. En face, en aides de l'État, sur la même période, on a eu 14 500 euros", déplore-t-il. Des subventions qui mettent du temps à arriver sur son compte, parfois une à deux semaines après le paiement de ses charges. Les banques promettent de la souplesse Alors, le restaurateur livre chaque mois un combat avec sa banque pour ne pas payer d'agios, les frais de découvert. Les banques promettent pourtant de faire preuve de souplesse. "Aucune banque, ni l'État, n'a intérêt à ce que l'entreprise ne puisse pas rembourser son PGE – prêt garanti par l'État, ndlr. – assure Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française. On fera tout ce qu'il faut pour qu'il puisse être remboursé dans les meilleures conditions".