Crise sanitaire : les artisans d'art s'accrochent malgré l'annulation des salons

À Moissac (Tarn-et-Garonne), des artisans d'art ont pris de plein fouet la crise du Covid-19. Caroline Bufkens et Laurent Malgouyres, souffleurs de verre, ont vu leurs charges s'accumuler et leurs recettes chuter, faute de client. "On vendait beaucoup aux touristes étrangers (...), ça faisait à peu près la moitié de notre clientèle, et forcément, elle a totalement disparu", regrette Laurent Malgouyres. Le couple gagne l'équivalent d'un Smic pour deux. Un secteur fragilisé par l'annulation des salons La passion du métier les fait tenir, ainsi que l'envie de transmettre aux jeunes, malgré un avenir incertain. "On avance, maintenant, ça va mieux que l'année dernière. J'ai compris que de toute façon, s'il faut arrêter, il faut arrêter. Ça me met moins en l'air, on va dire", confie Caroline Bufkens, qui affirme ne pas être rassurée pour l'avenir. Les métiers d'art pèsent 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires et emploient 60 000 personnes. Ce secteur est aujourd'hui fragilisé par l'annulation des salons, qui prive ces artisans d'art de leur principal canal de vente.