Crise sanitaire : ces étudiants à la scolarité chamboulée par le Covid-19

Chacun à leur manière, les étudiants ont dû composer avec le Covid-19. Morgane, 19 ans, est étudiante en deuxième année de fac de langues. Au début du deuxième confinement, elle a quitté son appartement à Nantes (Loire-Atlantique) pour revenir vivre chez ses parents. "Quand je suis arrivée à la fac, je me disais que (…) j’allais pouvoir être indépendante, que j’allais pouvoir vraiment construire ma vie, et là c’est comme si on stagnait", explique la jeune fille, qui espère toujours pouvoir partir à l’étranger l’an prochain. Vivre au rythme des restrictions sanitaires Arthur, 19 ans lui aussi, est étudiant en deuxième année de droit à La Sorbonne, à Paris. "Ça fait maintenant depuis octobre que je suis en distanciel, explique le jeune homme, qui vit encore chez ses parents. Ma chambre est un peu devenue ma bibliothèque, mon amphithéâtre, et même ma salle de sport." Il passe 12 heures par jour devant son écran et confie en avoir "marre de cette solitude". D’autres voient le bout du tunnel. C’est le cas de Mélissa, en quatrième année à Sciences Po Paris, qui a repris les cours en partie en présentiel. "Retrouver un semblant de vie normale joue vraiment énormément sur le moral", assure l’étudiante.