La crise s'aggrave au Panama

Après l'espoir suscité par un accord entre une partie des organisations syndicales, qui dénoncent la cherté de la vie, et le gouvernement, les manifestations et les blocages de routes se sont aggravés mercredi 20 juillet au Panama. Après plus de deux semaines de blocages, la capitale Panama City commence à souffrir de pénuries.

Les fruits et légumes manquent dans les étals depuis des jours, beaucoup de marchés ont fermé faute d'approvisionnement. Car le transport de marchandises et de carburant est bloqué depuis maintenant plus de deux semaines par des barrages routiers, notamment le long de la route panaméricaine, qui traverse le Panama et relie le pays à ses voisins d'Amérique centrale. En tout, l'agro-industrie a déjà perdu 500 millions de dollars, selon les professionnels du secteur.

Pour ravitailler la capitale et les autres grandes villes, un convoi de 200 camions alimentaires est parti ce mercredi du grenier du pays, la province de Chiriqui, à l'ouest. Mais cette caravane humanitaire a été forcée de s'arrêter, interceptée par un petit groupe d'hommes armés. À Panama City, aussi, la police signale des magasins vandalisés, des obstacles placés sur les routes par des individus qui braquent les véhicules.

Alors que la situation se dégrade, les organisations à l'origine du mouvement se sont mises d'accord ce mercredi sur un agenda commun. Leur priorité : exiger un gel des prix des produits de base, du carburant, des médicaments et des mesures contre la corruption. Pour l'instant, le gouvernement n'a pas dit s'il acceptait à nouveau de s'asseoir à la table des négociations.


Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles