Crise. Le président péruvien destitué par le Parlement mais soutenu par la rue

Courrier international (Paris)
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Le Parlement péruvien s’est prononcé le 9 novembre en faveur de la destitution du président Martín Vizcarra. Cette annonce a mobilisé des manifestants dans les rues de la capitale, en soutien du président. Les médias évoquent les intérêts politiques de députés dans ce vote, et parlent d’une aberration dans le contexte si difficile de la pandémie.

Sans preuves pour l’heure, le président péruvien Martín Vizcarra, destitué le 9 novembre par le Parlement, est soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin alors qu’il était gouverneur de la région de Moquegua, dans le sud-est du Pérou, entre 2011 et 2014. La motion, appelée “vacance de pouvoir pour incapacité morale”, a été votée à 105 voix pour, 19 contre et 4 abstentions. La motion avait été lancée par 27 députés sur les 130 que compte l’hémicycle.

En attendant l’élection présidentielle d’avril 2021, c’est le président du Parlement, Manuel Merino, qui est désigné pour assurer l’intérim du pouvoir. Un homme qui, quelques jours avant la première tentative de destitution de Martín Vizcarra, en septembre dernier, “a frappé à la porte de l’armée”, révélait le site d’investigation IDL Reporteros.

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“Je pars la conscience tranquille, la tête haute et avec le sentiment du devoir accompli”, a réagi Martín Vizcarra dans un tweet.

C’est la quatrième fois depuis 2016 qu’une initiative parlementaire de destitution a lieu. La dernière, contre le président Vizcarra, avait échoué en septembre dernier. Et “le Pérou affronte maintenant une nouvelle crise après cette destitution par le Parlement”, titre le média péruvien en ligne Ojo Público.

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