Crise politique en Géorgie, la coalition en péril

Le Premier ministre géorgien, Irakli Garibachvili. La Géorgie est plongée dans une crise politique qui menace la survie de la coalition gouvernementale après le limogeage du ministre de la Défense, le pro-occidental Irakli Alassania, et la démission mercredi de la ministre des Affaires étrangères, Maïa Panjikidze. /Photo prise le 5 novembre 2014/REUTERS/David Mdzinarishvili (Reuters)

TBILISSI (Reuters) - La Géorgie est plongée dans une crise politique qui menace la survie de la coalition gouvernementale après le limogeage du ministre de la Défense, le pro-occidental Irakli Alassania, et la démission mercredi de la ministre des Affaires étrangères, Maïa Panjikidze. Les Démocrates libres, l'une des six formations de la coalition, ont annoncé leur départ du gouvernement après la destitution d'Irakli Alassania, qui est l'un de leurs responsables. Cette défection prive le gouvernement de la majorité au Parlement car les Démocrates libres détiennent dix des 150 sièges de députés. Après leur départ, les partis de la coalition au pouvoir ne disposent plus que de 73 sièges au Parlement. Maïa Panjikidze a annoncé qu'elle abandonnait le portefeuille des Affaires étrangères pour dénoncer la remise en cause de la politique pro-occidentale de Tbilissi, illustrée selon elle par la décision mardi du Premier ministre, Irakli Garibachvili, de limoger le ministre de la Défense. Le ministre chargé de l'Intégration européenne, Alexi Petriachvili, membre des Démocrates libres, a également donné sa démission. Irakli Alassania avait provoqué la colère du chef du gouvernement en affirmant que l'arrestation de plusieurs responsables de son ministère visait à nuire aux partisans d'un rapprochement avec l'Occident, Tbilissi cherchant à rejoindre à terme l'Otan et l'Union européenne. "Pour moi et pour mon équipe, l'intégration euro-atlantique de la Géorgie est la chose la plus importante", a déclaré Maïa Panjikidze en annonçant sa démission lors d'une conférence de presse. Elle a précisé que ses quatre vice-ministres s'en allaient avec elle. Le Premier ministre a rejeté les critiques des démissionnaires en assurant que la politique pro-occidentale du gouvernement n'était pas remise en cause. "Nos orientations en politique étrangère ne changent pas, elles sont irréversibles", a-t-il dit dans un communiqué, dénonçant les "déclarations ridicules" des partants. Il a précisé qu'Irakli Alassania était remplacé au ministère de la Défense par Mindia Janelidze, jusqu'ici secrétaire de la Sécurité d'Etat. (Margarita Antidze, Guy Kerivel pour le service français)

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