Crise politique en Allemagne : Merkel est prête à se représenter

De notre correspondant à Berlin (Allemagne), Christophe Bourdoiseau
Berlin (Allemagne), lundi. Après avoir tenté en vain de former une nouvelle coalition, Angela Merkel va devoir diriger le pays avec des pouvoirs réduits dans l’attente de prochaines élections

L'Allemagne, qui entre dans une phase d'instabilité politique, se dirige vers de nouvelles élections. La chancelière, fragilisée, compte se représenter.


La confusion régnait lundi soir à Berlin, sonné par l'échec des négociations de coalition entre Angela Merkel, les libéraux et les écologistes. Même les politologues ont été surpris par la fin des pourparlers. « Je ne m'attendais pas du tout à ce genre de scénario », reconnaît Gero Neugebauer, politologue à l'Université libre de Berlin (FU).

« Nous étions sur la dernière ligne droite », a insisté la chancelière, qui a fait porter la responsabilité aux libéraux (FDP). Ce petit parti n'a cessé de surenchérir sur le dossier du regroupement familial des réfugiés, pomme de discorde de ces négociations, pour faire échouer l'accord. « Le FDP a dévoilé son vrai visage : celui d'un parti d'extrême droite light », insiste Gero Neugebauer.

Merkel ne peut même plus compter sur le Parti social-démocrate (SPD) pour former un gouvernement. Bien qu'ils se soient très bien entendus avec elle lors de la dernière législature (2013-2017), la gauche sociale-démocrate n'imagine pas un retour au pouvoir après la débâcle électorale du 24 septembre. Ils resteront dans l'opposition. « Nous ne sommes pas la roue de secours du carrosse branlant de M me Merkel », a insisté Thorsten Schäfer-Gümbel, le vice-président du SPD.

La chancelière ayant refusé l'option d'un gouvernement minoritaire à l'Assemblée fédérale (Bundestag), on se dirige donc vers de nouvelles élections au début de l'année 2018. Le prochain gouvernement ne devrait pas voir le jour avant Pâques.

«L'extrême droite est sortie gagnante de cette crise»

« Il est difficile de savoir aujourd'hui quel parti sera sanctionné dans les urnes après cet échec », concède le politologue Gero Neugebauer. Selon les sondages, le rapport des forces ne devrait pas changer. « Encore une fois, l'extrême droite est sortie (...)

Lire la suite sur LeParisien.fr

Allemagne : arrestation de six Syriens soupçonnés d’un projet terroriste
Saad Hariri, Premier ministre libanais démissionnaire, a quitté Paris pour Le Caire
Brexit : Theresa May convainc ses ministres de doubler le montant de la facture
Corée du Nord : la Chine appelle au dialogue avec les Etats-Unis
Violences policières aux Etats-Unis : le triste record de deux villes de Californie

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages