Crise politique en Allemagne : et maintenant, que va-t-il se passer?

Annegret Kramp-Karrenbauer ("AKK") vient de faire une annonce qui a résonné comme un coup de tonnerre : elle renonce à succéder à Angela Merkel à la chancellerie et remettra la présidence du Parti chrétien-démocrate (CDU), qu’elle occupe depuis seulement novembre 2018, à la disposition de son parti dès qu’un candidat au poste de chancelier aura été trouvé pour conduire la prochaine campagne électorale, officiellement prévue à l’automne 2021. AKK reste cependant ministre fédérale de la Défense. Cette décision est aussi complexe et ambivalente que toutes celles qu’AKK a prises ces derniers mois, sans jamais trouver la ligne politique claire qui lui aurait permis de rassembler son parti autour d’elle.

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Il y a dans l’événement quelque chose qui rappelle le "dégagisme" qu’a connu la France au moment des primaires des Républicains en 2016 – à ceci près qu’en France ce sont les électeurs participant à ces primaires qui ont fait "dégager" des candidats dont ils ne voulaient plus tandis qu’en Allemagne ce sont les personnalités politiques qui "dégagent" d’elles-mêmes. En effet, la renonciation d’Annegret Kramp-Karrenbauer rappelle celle, pas si ancienne, d’Andrea Nahles, présidente du SPD d’avril 2018 à juin 2019, qui avait elle-même succédé à Martin Schulz, élu à la tête du SPD en janvier 2017.

Officiellement, Andrea Nahles quittait la présidence de son parti à la suite du mauvais score réa...


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