Crise ouverte entre la Malaisie et la Corée du Nord

Libération.fr
L'ambassadeur de Corée du Nord en Malaisie, Kang Chol, le 20 février à Kuala Lumpur.

Kuala Lumpur a donné quarante-huit heures à l'ambassadeur nord-coréen pour quitter le pays, illustrant les tensions entre les deux pays depuis l'assassinat de Kim Jong-nam, demi-frère du despote de Pyongyang.

La crise diplomatique est désormais ouverte entre Pyongyang et Kuala Lumpur. La Malaisie a en effet donné quarante-huit heures, samedi, à l’ambassadeur de Corée du Nord pour quitter le pays, trois semaines après l’assassinat du demi-frère de Kim Jong-un à l’aéroport international de Kuala Lumpur. Une expulsion qui est la conséquence des critiques répétées de Pyongyang envers les investigations menées par la Malaisie afin d’établir l’identité, encore mystérieuse, des commanditaires.

Au lendemain de la mort de Kim Jong-nam, Kang Chol, l’ambassadeur nord-coréen, avait vertement critiqué le déroulement de l’enquête, provoquant sa convocation devant les autorités malaisiennes. Il avait alors réitéré ses doutes, déclarant «ne pas pouvoir faire confiance aux enquêteurs malaisiens» avant de proposer l’envoi d’une délégation nord-coréenne. Refus catégorique de Kuala Lumpur, qui tient Pyongyang à l’écart de la procédure. En retour, la Corée du Nord a qualifié d'«absurdes» les conclusions de l’autopsie menée par la Malaisie, qui imputait la mort de Jong-nam à l’agent neurotoxique VX.

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L’assassinat de Kim Jong-nam a fini de mettre à mal la bonne entente entre les deux pays. La Malaisie était l'un des rares pays à entretenir des relations diplomatiques cordiales avec le régime de Pyongyang. Les Nord-Coréens étaient jusqu'ici exempts de visa pour visiter la Malaisie. Kuala Lumpur devrait suspendre cette exemption à partir de lundi. Encore plus exceptionnel, les ressortissants malaisiens n’avaient pas non plus besoin de visa pour visiter le pays le plus fermé du monde.

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