Crise des opiacés aux États-Unis: Walmart, Walgreens et CVS condamnées à verser des dédommagements

Les condamnations liées à la crise des opiacés ne cessent de croitre aux États-Unis. Cette fois-ci, ce sont les chaînes de pharmacies Walmart, Walgreens et CVS qui ont été condamnées mercredi par un juge de l'Ohio à verser plus de 650 millions de dollars aux deux comtés de cet État.

Les 650 millions de dollars seront versés aux comtés de Lake et Trumbull et permettront de financer des programmes d'éducation et de prévention mais aussi à rembourser les agences locales qui ont engagé des frais pour gérer la crise des opiacés. Les trois géants de la distribution aux États-Unis, qui avaient distribué massivement des anti-douleurs dans ces deux comtés, avaient été jugés coupables en novembre. Walmart a annoncé dans un communiqué son intention de faire appel, dénonçant un procès « truffé d'erreurs juridiques et factuelles ».

Un vrai fléau

La surconsommation des opiacés aux États-Unis est un vrai fléau pour la santé publique. L'an dernier, 80 000 personnes sont mortes d'overdose et l’on estime que plus de 500 000 sont décédées depuis 1999. Face à l’ampleur du phénomène, plusieurs États américains ont attaqué ces dernières années des laboratoires et des sociétés, les accusant d’avoir encouragé les médecins à sur-prescrire ces médicaments très addictifs. Plusieurs d’entre eux ont conclu des accords avec les comtés ou les États pour mettre fin aux poursuites, en échange, ils s'engagent à verser des milliards de dollars de dédommagement.

Quatre milliards de dollars

Fin juillet, c'est le fabricant israélien de médicaments génériques Teva qui a annoncé avoir accepté de payer plus de 4 milliards de dollars aux États-Unis pour son rôle dans la crise des opiacés, un accord qui met un terme aux poursuites judiciaires.


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