Crise migratoire en Biélorussie: un bébé syrien d'un an meurt après plus d'un mois en forêt

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Les tombes de migrants morts en essayant de rejoindre la Pologne au cimetière musulman de Bohoniki. 18 novembre 2021 - Wojtek Radwanski - AFP
Les tombes de migrants morts en essayant de rejoindre la Pologne au cimetière musulman de Bohoniki. 18 novembre 2021 - Wojtek Radwanski - AFP

Il est devenu la plus jeune victime de la crise migratoire touchant la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Un bébé syrien d'un an est mort après avoir passé plus d'un mois en forêt, rapporte The Guardian ce jeudi.

Les membres de l’équipe médicale d’urgence polonaise de l’ONG PCPM sont les premiers secours à arriver sur place après avoir reçu un appel d'urgence vers 2h26 du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils racontent avoir découvert trois personnes affirmant avoir passé un mois et demi en forêt.

Un jeune homme souffrait de douleurs abdominales, de faim et de déshydradation, tandis qu'un couple de Syriens présentait des marques de blessures. L'homme avait une "lacération au bras", tandis que la femme "avait reçu une blessure par coup de couteau au bas de la jambe", a indiqué l'ONG sur Twitter. Pour leur fils, il était déjà trop tard. Le bébé était "mort dans la forêt", précise l'association.

Les causes de sa mort ne sont pas encore connues. Ces dernières semaines, au moins 13 personnes ont succombé au froid dans la région, précise cependant The Guardian.

Des migrants blessés, déshydratés et souffrant d'hypothermie

Médecins et organisations caritatives reçoivent de plus en plus de demandes de soins de la part de demandeurs d'asiles dans la zone forestière où se trouvent de nombreux migrants. Les urgences médicales les plus courantes concernent les coups, la déshydratation et l'hypothermie, selon les médecins.

"Ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'on reçoive de plus en plus de nouvelles tragiques de ce type", met en garde Anna Chmielewska, coordinatrice du Centre d'aide aux étrangers auprès de nos confrères.

Quelques milliers de migrants, originaires principalement du Moyen-Orient, se trouvent depuis des jours par des températures glaciales le long de la frontière polonaise, du côté de la Biélorussie, dans l'espoir de pouvoir entrer dans l'UE. Mais Varsovie, ainsi que les deux autres voisins européens de Minsk, la Lituanie et la Lettonie, refusent leur entrée illégale.

L'Occident accuse Minsk d'avoir orchestré depuis l'été cet afflux de migrants, en réponse à des sanctions occidentales contre la Biélorussie après la répression en 2020 d'un mouvement d'opposition historique contre le président Loukachenko.

Article original publié sur BFMTV.com

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