Crise des sous-marins : le revirement de l'Australie "lui sera extrêmement préjudiciable"

·1 min de lecture

L'annulation du contrat du siècle avec la France est-elle une si bonne affaire pour l'Australie ? C'est tout le contraire pour Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées. Pour rappel, le Premier ministre australien Scott Morrison a mis fin au contrat passé avec la France de 56 milliards d'euros de sous-marins pour se tourner vers les États-Unis. Le président français Emmanuel Macron va s'entretenir avec son homologue américain Joe Biden ce mercredi, annonce le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Au-delà de la perte d'un contrat pharaonique pour la France, Hervé Grandjean estime sur Europe 1 que le revirement de l'Australie lui sera "extrêmement préjudiciable" pour contrer la puissance de la Chine en Asie-Pacifique.

Le porte-parole du ministère des Armées rappelle que ce type de contrat s'inscrit dans le temps long, et que les négociations avaient déjà bien avancé entre la France et l'Australie. "Les Australiens souhaitaient se doter rapidement de sous-marins pour contrer la menace militaire chinoise de plus en plus prégnante dans la zone indo-pacifique", explique-t-il dans l'émission Europe Midi.

Des délais et des coûts supplémentaires

La date de livraison du premier sous-marin français était prévue à l'horizon 2030. Hervé Grandjean estime que l'Australie va perdre dix ans supplémentaires pour recevoir de nouveaux sous-marins, soit aux alentours de 2040. "Quand on sait que la Chine construit en trois ans l'équivalent en tonnage de la Marine française, les di...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles