Crise de l’hôpital public : 1200 médecins démissionnent

La rédaction d'Allodocteurs.fr

1200 médecins ont démissionné aujourd'hui de leurs fonctions administratives. Ils demandent des négociations sur le budget, les salaires et dénoncent l'insuffisance du plan d'urgence de la ministre de la Santé dévoile fin novembre.

Parmi les médecins démissionnaires, de nombreux chefs de service, de toute la France. Car partout, le constat est le même : manque de personnel, fermeture de lits notamment en réanimation pédiatrique, fusion voire fermeture de services et même d’hôpitaux…

Un hôpital public en crise où il est de plus en plus difficile d’exercer dans de bonnes conditions. “On a l’impression d’être à une période clé où l’hôpital public est en train de s’effondrer sur la qualité de ses locaux. Jusqu’à maintenant on faisait le dos rond mais maintenant ce sont les soins eux-mêmes qui ne vont pas tarder à être altérés et honnêtement on n’y arrive plus, on n’arrive plus à tourner à flux tendu, on n’arrive plus à avoir une administration qui est sourde à nos attentes” regrette le Pr Jean-Luc Jouve, chef du service de chirurgie orthopédique pédiatrique à l’Hôpital de La Timone à Marseille.

Une décision “inédite et difficile

Dans une lettre envoyée ce matin à la ministre de la Santé, les signataires qualifient cette démission collective de “décision inédite et difficile”. Mais cette démission ne concerne que les fonctions administratives de ces praticiens hospitaliers. “La démission administrative concerne tout ce qui a rapport avec les relations avec l’administration de l’hôpital, la remontée des indicateurs d’activité, la gestion des personnels, la gouvernance au sens très large du terme d’un établissement de santé, mais elle ne concerne absolument pas le soin donc il faut rassurer tout le monde sur le fait que le soin est assuré avec les moyens qu’on nous donne certes mais il est assuré  pleinement et entièrement” détaille le Pr Philippe Rousselot, chef du service d’hématologie-oncologie au centre hospitalier de Versailles. Le collectif inter-hôpitaux espère (...)

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