Crise. L’Éthiopie entre en guerre civile

Courrier international (Paris)
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Après des mois de tensions, le Premier ministre éthiopien, a annoncé qu’il envoyait des troupes dans la région du Tigré, dans le Nord. Une entrée en guerre qui fait craindre une explosion de violence dans le pays, secoué depuis des mois par des affrontements ethniques.

“Le gouvernement a essayé d’éviter la guerre, mais la guerre ne peut être évitée par un seul des camps.” Ces mots du Premier ministre éthiopien sont rapportés par l’Addis Standard, mercredi 4 novembre. Abiy Ahmed annonce alors l’envoi de troupes dans la région du Tigré, dans l’extrême nord du pays.

L’aboutissement de mois de tensions entre cette région et le gouvernement central. “Nous avons patiemment essayé de résoudre nos divergences avec le TPLF [Front de libération du peuple du Tigré]”, a écrit ce vendredi 6 novembre le Premier ministre :

Nous avons essayé la médiation, la réconciliation, le dialogue […]. Le TPLF a répondu par l’orgueil et l’intransigeance.”

Tout s’est précipité dans la nuit de mardi à mercredi, avec l’attaque, selon Addis-Abeba, d’une base militaire dans cette région autonome. “La ligne rouge a été franchie”, déclare à ce moment-là le Premier ministre sur Twitter. Mercredi, il demande alors au Parlement de “voter l’état d’urgence pour six mois”, écrit The East African, “face aux menaces contre la souveraineté [du] pays”. Les réseaux de téléphonie et Internet sont désormais coupés.

Une attaque que refuse d’endosser le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). “Ce qui a été décidé est une guerre, une

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