Crise en Irak : les partisans de Moqtada Sadr quittent la zone verte

L'Irak est dans une impasse politique.  - Credit:ARSHAD MOHAMMED / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
L'Irak est dans une impasse politique. - Credit:ARSHAD MOHAMMED / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

Les partisans du leader chiite irakien Moqtada Sadr ont commencé mardi à quitter la zone verte à Bagdad après l'appel de leur chef, a constaté l'Agence France-Presse. Les armes se sont tues après des violences ayant fait au moins 23 morts et l'armée a annoncé la levée du couvre-feu national instauré la veille dans ce pays en proie à une impasse politique.

Le couvre-feu national, décrété par l'armée, qui est entré en vigueur lundi, a été levé, et les forces de l'ordre ont quadrillé la capitale. La Maison-Blanche a jugé la situation « inquiétante » et a appelé au calme et au dialogue. La mission de l'ONU en Irak, dont le siège se trouve dans la zone verte, a appelé toutes les parties à la « retenue maximale ».

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Chaos dans plusieurs régions

Depuis près d'un an, les barons de la politique ne parviennent pas à s'accorder sur le nom d'un nouveau Premier ministre. L'Irak n'a donc ni nouveau gouvernement ni nouveau président depuis les législatives. Pour sortir de la crise, Moqtada Sadr et le Cadre de coordination s'accordent sur un point : il faut un nouveau scrutin anticipé. Mais si Moqtada Sadr insiste pour dissoudre le Parlement avant tout, ses rivaux veulent d'abord nommer un gouvernement.

Dans la soirée, le Cadre de coordination a condamné l'« attaque contre les institutions de l'État », tout en appelant les sadristes au « dialogue ». Moqtada Sadr, aussi influent qu'imprévisible, n'a cessé de faire monter [...] Lire la suite