Crise des Gilets jaunes : des ministres sous haute surveillance

Valérie Hacot, Éric Pelletier et Pauline Théveniaud
Des individus, dont certains porteurs de gilets jaunes, ont défoncé le 5 janvier la porte du ministère du porte-parole du gouvernement avec un engin de chantier

Si des forces de police ne seront pas spécialement déployées devant les ministères, tout est prévu pour assurer la sécurité des membres du gouvernement désormais pris à partie lors de leurs déplacements.


Ce vendredi après-midi, des ouvriers réparaient la porte du ministère des Relations avec le Parlement, rue de Grenelle (Paris VIIe), défoncée, samedi dernier, à l’aide d’un monte-charge. Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, avait dû être précipitamment exfiltré du bâtiment par un passage dans le jardin.

La séquence a frappé les esprits dans les ministères. À la veille de l’acte 9 des Gilets jaunes, les autorités disent s’attendre à une mobilisation « plus forte » que la semaine précédente et… « plus radicale ». Aucune consigne n’a toutefois été donnée par Matignon.

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Cette semaine, les responsables de la sécurité de chaque ministère ont été mobilisés pour potasser les procédures de confinement et d’extraction. « Ils ont aussi été briefés sur tous les petits gestes qui peuvent ralentir la progression d’éventuels manifestants : poser des chaînes sur les grilles, stationner des véhicules derrière les portes… », détaille une conseillère. « Les ministres ne sont pas plus protégés que cela. La priorité c’est d’assurer la sécurité de nos concitoyens, pas la nôtre », assure un ténor de l’équipe gouvernementale.

Le préfet Delpuech sur la sellette

Il n’empêche que de discrets dispositifs policiers seront disséminés dans Paris pour prêter main-forte en cas d’exfiltration de personnalités. Et, cette fois, des forces seront positionnées en nombre pour isoler les quartiers sensibles. Le cordon sanitaire traditionnellement dressé en triangle autour de Beauvau, Palais de l’Élysée et Champs-Élysées pourrait être élargi au secteur des ministères. Un casse-tête pour la préfecture de police de Paris qui doit aussi assurer la protection des manifestations. Or, le nombre de policiers et de gendarmes n’est pas extensible (...)

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