Crise. En Espagne, 180 000 femmes de ménage payées au noir se retrouvent sans revenus

El Confidencial (Madrid)
1 / 2

Crise. En Espagne, 180 000 femmes de ménage payées au noir se retrouvent sans revenus

Un tiers des employées de maison travaillaient sans contrat, dans l’économie informelle. Elles n’auront pas droit aux aides exceptionnelles mises en place par le gouvernement espagnol pour surmonter les difficultés économiques.

Depuis le mardi 12 mai, les femmes de ménage – ou les hommes, mais c’est beaucoup plus rare – ont droit à une aide financière exceptionnelle de l’État espagnol pour compenser les ruptures de contrat temporaires dues aux mesures de confinement en vigueur depuis le 15 mars.

Cette aide rétroactive, qui ne dépassera ni 70 % de leur revenu mensuel d’avant le 15 mars ni le salaire minimum de 950 euros, devrait soulager de nombreuses personnes.

Mais pas toutes : 394 171 employées de maison étaient inscrites à la Sécurité sociale avant les mesures de confinement. Or, selon la dernière enquête de l’Institut national des statistiques sur la population active, l’Espagne compterait plus de 580 000 femmes de ménage. Un tiers d’entre elles travailleraient donc au noir. Les services domestiques sont l’un des secteurs où les emplois informels sont les plus nombreux.

À lire aussi: Crise. La menace d’une récession mondiale se précise

“Le drame des employées de maison au noir : sans aides et sans emploi”, titre le site El Confidencial, qui relate entre autres l’histoire de Gloria, qui travaille depuis des années comme femme de ménage au noir. “Quand la crise du coronavirus a commencé, tout son monde s’est effondré. Elle s’est retrouvée sans revenus, et sans possibilité de toucher une aide.” Gloria raconte :

Si j’avais travaillé en payant des cotisations, la seule chose que ça m’aurait apportée, c’est une retraite. Mais j’ai autre chose en tête en ce moment, je ne peux pas payer le loyer.

Son mari est, lui, au chômage partiel. Jusqu’à présent, “nous avons vécu sur nos économies, mais

[...] Retrouvez cet article sur Courrier international

À lire aussi :