La crise climatique, plus grand risque encouru par l’humanité, prévient le Forum économique mondial

Nathalie Mayer, Journaliste

Le Global Risks Report, c’est un rapport annuel émis par le Forum économique mondial (WEC) et qui fait état des principaux risques qui pèsent sur le monde pour les dix années à venir. Sa plus récente édition, rendue publique cette semaine, place le réchauffement climatique au cœur des préoccupations.

Chaque année, le Forum économique mondial, ou WEC pour World Economic Forum, se réunit à Davos. Objectif : débattre des problèmes les plus urgents de notre planète. Cette année, la réunion s’ouvrira ce mardi 21 janvier. Et en amont, le WEC publie un rapport sur le paysage mondial des risques qu’encourt l’humanité, le Global Risks Report. Un rapport basé sur l’avis de plus de 750 experts.

L’édition 2020, la 15ème du nom, publiée ce mercredi note dans sa préface : "avec une profonde préoccupation, les conséquences d’une dégradation continue de l’environnement, notamment le rythme record du déclin des espèces". Ainsi le réchauffement climatique et les problèmes environnementaux connexes trustent-ils, pour la toute première fois de l’histoire du Global Risks Report, les cinq premières places du classement des risques en fonction de leur probabilité d’occurrence.

En cinquième position dans le classement, on trouve les catastrophes environnementales provoquées par les Hommes. Comme cette marée noire survenue au Brésil fin 2019, par exemple. En quatrième position, les pertes de biodiversité, "à un rythme cent fois supérieur à la moyenne des dix millions d’années précédentes", note le rapport. Puis les catastrophes naturelles telles que l’éruption du volcan Taal. Et en deuxième position, notre incapacité à prendre des mesures en faveur du climat.

Mais ce qui inquiète le plus les experts, ce sont les risques de phénomènes météorologiques extrêmes. Une inquiétude partagée par le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, Petteri Taalas, qui déclarait ce même mercredi, dans un communiqué : "malheureusement, nous nous attendons à voir beaucoup de phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et dans les décennies à venir, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur dans l’atmosphère".


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