Crise en Centrafrique: les voisins Congo et Tchad surveillent la situation

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Parmi les voisins de la République centrafricaine, deux pays sont particulièrement concernés par cette crise : le Congo et le Tchad. Comment voit-on cette crise du côté de ces deux partenaires traditionnels de la Centrafrique ? Quelques éléments de réponse.

En tant que président en exercice de la CEEAC, Denis Sassou Nguesso consulte les chefs d’États membres et notamment le Rwandais Paul Kagame qui vient d’envoyer des troupes à Bangui, explique une source diplomatique à Brazzaville, pas étonnée de voir la situation dégénérer.

François Bozizé a été reçu il y a quelques semaines par Denis Sassou Nguesso. « Et on sentait chez lui la rage », confie encore ce diplomate à Brazzaville. Le président congolais lui aurait alors intimé « de ne pas mettre le feu à la maison ». Ce diplomate assure en revanche que contrairement aux rumeurs, il n’y a pas eu de coup de fil récent entre François Bozizé et le chef de l'État du Congo.

Ingérences…

Côté tchadien, on regarde la crise actuelle avec beaucoup d’inquiétudes également et on se dit lassé par la classe politique centrafricaine. C’est ce qu'affirme en tout cas une source officielle à N’Djamena. Là aussi, on tient à démentir les rumeurs : il n’y a aucun soldat tchadien engagé en Centrafrique. Aucune rencontre ni avec François Bozizé, ni avec ses émissaires. Mais cet officiel explique en revanche que son pays est opposé à toute ingérence étrangère, référence sans doute à l'intervention du Rwanda. Pour lui, seules l’Union africaine et la CEEAC sont en droit d’intervenir.

Un observateur avisé de l’Afrique centrale confirme cette inquiétude sur les ingérences et notamment « sur les tractations entre le président Touadéra et ses amis russes ».

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