La crise du café qui s’annonce pourrait bien gâcher votre petit plaisir du matin

La crise du café qui s’annonce pourrait bien gâcher votre petit plaisir du matin

Le dérèglement climatique, les maladies et la pauvreté menacent l’industrie mondiale du café.

CAFÉ - Tasse avalée vite fait le matin, breuvage tiédasse pris à la machine à café du bureau, latte à la citrouille et aux épices en automne, frappé rafraîchissant en été… Le café est devenu un rite important du quotidien pour beaucoup de personnes dans le monde.

Cependant, la nouvelle génération d’amoureux du café ignore peut-être que la filière est en crise. Bien que nous ayons pris l’habitude de disposer d’une offre toujours plus large de variétés de café, cette diversité de goûts et d’arômes pourrait bien disparaître. La pauvreté, l’impact du dérèglement climatique et la propagation de maladies mettent les petits cultivateurs au chômage, et laissent votre boisson du matin aux mains des gros producteurs.

Une fois la diversité perdue, elle ne pourra être recréée. Plus tôt cette année, des chercheurs ont révélé que 60% des variétés de caféiers sauvages sont menacées d’extinction à cause de la déforestation, du dérèglement climatique, de la gravité croissante des maladies fongiques et des dégâts causés par les nuisibles.

De fait, les consommateurs risquent d’avoir beaucoup moins de choix, avertit Peter Kettler, responsable de la filière café chez Fairtrade International, un organisme qui œuvre à préserver les intérêts des agriculteurs de pays à faible revenu. Selon lui, ce serait une grande perte: “Je crois que pour beaucoup de monde, le café est plus qu’une simple dose de caféine quotidienne”, estime-t-il.

L’industrie du café génère chaque année environ 90 milliards de dollars au niveau mondial. Les Américains en boivent plus de 400 millions de tasses par jour et la consommation de café aux États-Unis a augmenté de près de 3% ces quatre dernières années. La production mondiale continue aussi d’augmenter avec, en tête, le Brésil et le Vietnam, qui en fournissent à eux seuls plus de la moitié.

Toutefois, les excédents ont contribué à faire baisser les prix à l’international: ils ont pratiquement atteint leur niveau le plus bas en dix ans. Par conséquent, les (...) Retrouvez cet article sur le Huffington Post

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