Crise au Sri Lanka: Namal Rajapakse répond à la gronde contre son clan

Le Sri Lanka s'enfonce de plus en plus dans la crise. Les pénuries de carburant empirent, forçant le gouvernement à fermer les écoles et à envoyer les fonctionnaires travailler de chez eux. Le pays asiatique traverse la pire crise économique de son histoire. Le clan des Rajapakse, qui a régné pendant la majorité des deux dernières décennies, est tenu pour responsable de cette débâcle. Notre correspondant régional a pu s'entretenir avec l'un des membres du clan. Il répond à ces accusations.

Avec notre envoyé spécial de retour de Colombo, Sébastien Farcis

Plusieurs fois par semaine, les Sri-Lankais défilent devant le bureau du président, Gotabaya Rajapakse, à Colombo. Et un camp permanent, appelé « Va-t'en Gotabaya », accroît la pression. Mais le président refuse de démissionner.

La population, acculée par les pénuries, est en colère contre ce clan des Rajapakse, qui a accaparé l'essentiel des pouvoirs et précipité le pays dans cette crise, en réduisant les taxes par exemple.

Namal Rajapaksa, neveu du président, député et ancien ministre, répond :

Je pense que cette colère est temporaire : les gens passent un moment difficile, et il se trouve que c'est un Rajapakse qui dirige le pays à ce moment-là. Mais il n'y a pas une seule personne responsable, c'est la pandémie qui a entraîné cette crise. Notre famille est en politique depuis 65 ans, et nous avons déjà traversé des moments similaires. Toute la nation doit s'unir maintenant pour sortir de la crise, au lieu de s'affronter. Et si les gens ne sont pas satisfaits, ils peuvent voter contre nous aux prochaines élections.


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