Crise à l'hôpital: Hollande "assume sa part de responsabilité", mais...

Romain Herreros
Francois Hollande photographié en marge des funérailles de David Kessler le 11 février. 

POLITIQUE - Lui président de la République, il n’a peut-être pas fait assez pour sortir l’hôpital de la crise. Voilà en substance ce que François Hollande a reconnu ce lundi 25 mai, alors que s’ouvre ce jour le “Ségur de la Santé”, visant à refonder un système, dont la crise du coronavirus a cruellement révélé les failles. 

Première personnalité politique à retourner en studio à France Inter après deux mois sans invités, l’ex-chef de l’État ne s’est pas défilé. “J’ai présidé la France pendant cinq ans, donc j’ai ma part de responsabilité aussi dans la situation de l’hôpital”, a commencé François Hollande, soulignant toutefois les efforts consentis sous son quinquennat, comme la création de “30.000 postes dans les hôpitaux publics” ou l’augmentation de “la masse salariale de 7%”.

“Depuis des années on a contraint l’hôpital. Et on a imposé, et j’y ai pris ma part (...), on a mis une sur-administration, et c’est aussi ce que les personnels rejettent, notamment les médecins”, a poursuivi l’ex-locataire de l’Élysée, citant notamment la tarification à l’acte ou le manque de valorisation salariale. “Effectivement, il n’y a pas eu d’effort suffisant sur les rémunérations, même s’il y a eu des primes”, a également convenu sur franceinfo Marisol Touraine, ministre de la Santé sous François Hollande. 

Ceci étant dit, pas question toutefois de partager la responsabilité de la gestion contestée du stock de masques avec l’actuel gouvernement. “Il y avait un peu moins d’un milliard de masques quand je suis arrivé, et 740 millions quand je suis parti”, a souligné François Hollande, qui précise que des contrôles du stock ont été effectués à trois reprises durant son quinquennat, notamment après les attentats, où l’hypothèse d’une attaque bactériologique n’était pas écartée. 

Or,...

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