Crise énergétique: les entreprises françaises montrent des signes de faiblesse

© Jeremias Gonzalez/AP

Dans cette crise énergétique qui touche tout le monde, les entreprises tirent la langue. Seulement moins d'un tiers d’entre elles espèrent une amélioration de leur situation. C'est ce que révèle une enquête menée par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

Près d'un dirigeant d'entreprise sur dix - 9%, exactement- envisage un arrêt de ses activités, selon les résultats de cette enquête réalisée avant les annonces d'aides gouvernementales par Elisabeth Borne, le 27 octobre dernier. Tout simplement, il leur est impossible de payer leurs factures d'électricité.

La part de l’énergie grandit

Depuis des mois, la part de l'énergie dans les coûts globaux des entreprises explose avec l'inflation et les suites de la guerre en Ukraine par rapport au chiffre d'affaires réalisé. Déjà, en 2021, ce coût était supérieur à 3% du chiffre d'affaires pour une entreprise sur cinq (21%). Et il est très probable que deux tiers des entreprises (60%) soient concernées par ce problème l'année prochaine. Difficile de reporter cette hausse sur le prix de vente. Résultat : en 2022, près d'une entreprise sur deux pourrait voir ses résultats fondre de moitié par rapport à ceux de 2021.

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Le gouvernement semble avoir entendu le message. Avant même la publication de cette enquête, la Première ministre, Elisabeth Borne, a annoncé la semaine dernière une série de mesures qui visent à protéger la capacité de production des entreprises.


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