Crise énergétique: entre sobriété et recherche de gaz, les Européens en quête de solutions

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La crise énergétique que traversent les pays développés les conduit à des attitudes schizophrènes entre appels à la sobriété énergétique et recherche effrénée de nouveaux partenaires producteurs de gaz. RFI propose ce mardi 15 novembre une journée spéciale consacrée à la question énergétique.

« Nous sonnons l'alarme ». À l'approche de l'hiver en Europe, le directeur de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) ne cache pas son inquiétude pour les mois à venir. « Si elle veut éviter une pénurie de gaz, l'Europe doit agir immédiatement », indique Fatih Birol. Non seulement pour stabiliser les stocks sur l'ensemble de l'année 2023, mais surtout pour anticiper l'hiver 2023-2024.

Car l'AIE a fait ses calculs : si jamais la Russie venait à interrompre ses livraisons, 30 milliards de mètres cube de gaz pourraient disparaître des réserves européennes. « Celles-ci ne seraient alors plus remplies qu'à 65% contre 95% aujourd'hui », indique encore Fatih Birol.

L'Agence internationale de l'Énergie met en garde contre un excès de confiance qu'elle attribue à plusieurs facteurs : la météo clémente de ces dernières semaines en Europe avec des températures anormalement élevées ; une demande chinoise moins forte qu'attendue qui a permis aux Européens de s'approvisionner facilement ; et surtout, l'attitude de la Russie qui n'a jamais fermé le robinet du gaz, contrairement au pétrole. En 2022, l'Union européenne devrait ainsi avoir reçu 60 milliards de mètres cube de gaz russe. Un tel niveau sera « fortement improbable » en 2023, estime Fatih Birol, persuadé que « nous ne sommes pas au bout de nos peines ».

L'Afrique au secours de l'Europe ?

(Et avec AFP)


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