Crise énergétique au Royaume-Uni: des actions organisées jusqu'au British Museum

AP - Nariman El-Mofty

Pas de coupures de courant prévues cet hiver au Royaume-Uni, mais des factures qui augmentent et augmentent : +50% en un an, et le prix devrait encore être rehaussé au printemps. Alors, des associations se mobilisent pour réclamer plus d'actions. Ce samedi 3 décembre dans tout le pays, des « warm-up » ont été organisés, des occupations de lieux publics. À Londres, c'est le British Museum qui a été choisi.

Avec notre correspondante à Londres, Émeline Vin

Assis en cercle, une dizaine de militants déploient leurs bannières dans le hall du musée.

Organisatrice, Alex appartient à des groupes de défense de l'environnement et du pouvoir d'achat.

Nous occupons des espaces publics pour nous réchauffer. C'est un peu comme les sit-in des années 1970. Nous voulons sensibiliser à la crise énergétique qui arrive, nous prévenons : des gens vont avoir froid et faim cet hiver chez eux.

Le British Museum est visé à cause de son sponsor, le géant pétrolier BP, qui enregistre des profits records.

Sioux Vosper, gros manteau vert sur le dos, a dû renoncer à son sapin de Noël cette année, pour pouvoir payer les factures.

Elles ont doublé. C'est la première fois que je participe à une action, parce que mon fils est handicapé. Et les personnes handicapées ont besoin d'argent supplémentaire pour pouvoir utiliser leurs machines. En ce moment, ils doivent choisir entre leurs machines ou le chauffage de leur maison. Ce n'est pas correct.

Parmi les touristes, Kate saisit un prospectus. Elle préfère ce mode d'action aux récents blocages des routes de la capitale.