Crise économique : de plus en plus de loyers impayés

Ils sont étudiants, indépendants ou employés à domicile, et la crise les empêche de payer leur loyer. "J’ai dû payer qu’une partie de mon loyer pour pouvoir continuer à me payer à manger. C’est malheureux à dire mais je préfère manger que payer mon loyer… C’est simple, j’ai honte", confesse un jeune diplômé d’un école de commerce, qui loue un appartement à 750 euros par mois à Paris. Les consultations pour retard de paiement sont en hausse de 15% depuis le mois de septembre. Des aides pour les plus modestes L’entreprise de Thomas Reynaud, qui se porte garante pour les locataires, indique également que les dossiers pour loyers non-payés ont doublé au mois d'octobre. "Actuellement on les constate principalement en dehors de la capitale et en dehors des grands centre-villes, donc dans les régions où on pense que le télétravail est moins facilement déployé", explique-t-il. Le ministère du Logement indique que certaines aides exceptionnelles ont été débloquées par Action Logement : jusque 300 euros pour les plus modestes et 900 euros pour les demandeurs d’emploi.