Crise à Haïti: le Conseil de sécurité de l'ONU doit "comprendre l'urgence de la situation"

Photo d'archives montrant le Conseil de sécurité de l'ONU le 28 février 2022. PHOTO D'ILLUSTRAION - ANGELA WEISS © 2019 AFP
Photo d'archives montrant le Conseil de sécurité de l'ONU le 28 février 2022. PHOTO D'ILLUSTRAION - ANGELA WEISS © 2019 AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU, qui réfléchit depuis trois semaines à l'envoi d'une force internationale pour stabiliser la situation en Haïti, doit "comprendre l'urgence de la situation", a déclaré mardi un porte-parole du secrétaire général des Nations unies.

Face au chaos, nouvel épisode d'une crise sécuritaire, politique et humanitaire chronique à laquelle s'ajoute une reprise du choléra, le Premier ministre Ariel Henry a lancé un SOS à la communauté internationale. Un appel relayé le 9 octobre par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui a demandé au Conseil de sécurité d'envisager l'envoi d'une force armée internationale pour mettre fin à ce "cauchemar."

Envoi d'une mission d'évaluation

Les membres du Conseil de sécurité s'étaient montrés partagés sur cette idée lors d'une réunion mi-octobre, et aucun pays ne s'est porté volontaire pour prendre la tête de cette mission.

"Nous savons bien (...) que les choses prennent du temps. La diplomatie a un certain rythme", a noté mardi Farhan Haq, porte-parole adjoint d'Antonio Guterres, soulignant les "besoins urgents" de la population sur le terrain.

"Bien que nous soyons prêts à être patients, nous voulons que les États membres comprennent l'urgence de la situation et que nous ne pouvons pas laisser des communautés entières assiégées de cette façon pendant des jours et des jours", a-t-il ajouté, espérant que ce "message" passerait.

Le programme de novembre du Conseil de sécurité ne prévoit à ce stade aucune réunion sur Haïti. Le Canada a annoncé la semaine dernière l'envoi d'une mission d'évaluation en Haïti. Canada et États-Unis ont également jugé nécessaire un soutien accru au pays, sans se prononcer sur la direction d'une éventuelle force de sécurité internationale.

Le secrétaire d'Etat Antony Blinken avait alors indiqué qu'il s'agirait essentiellement d'une mission d'assistance en soutien à la police haïtienne.

Article original publié sur BFMTV.com