Crimes sexuels sur mineurs : "Nous demandons l'imprescriptibilité", plaide Muriel Salmona

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"Il nous faut adapter notre droit pour mieux protéger les enfants victimes d'inceste et de violences sexuelles", a déclaré le chef de l'Etat dans une vidéo publiée sur son compte Twitter samedi. Alors qu'une libération de la parole des victimes d'inceste a lieu depuis la révélation de l'"affaire Duhamel", Emmanuel Macron a également indiqué avoir demandé au garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, et au secrétaire d'Etat à l'Enfance et aux Familles, Adrien Taquet, "de mener une consultation" dès lundi à ce sujet.

L'un des points en débat est celui de la prescription du crime. Certaines associations demandent l'imprescriptibilité, comme l'explique sur Europe 1 dimanche Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l'association Mémoire traumatique et victimologie, qui va être reçue mardi par Eric Dupont-Moretti.

De 30 ans à l'imprescriptibilité 

Deux lois ont déjà allongé le délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs. La dernière en date est la "loi Schiappa" d'août 2018, qui l'a porté de vingt à trente ans après la majorité de la victime. Faut-il aller plus loin que ces 30 ans ? "Oui", pour Muriel Salmona. "Nous demandons une imprescriptibilité. Il faut que les prédateurs sexuels puissent répondre de leurs actes. Il faut empêcher aussi la réitération de ces violences. Donc, pour cela, il faut pouvoir les poursuivre en justice et que les victimes puissent accéder à leurs droits."

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Pour le mo...


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