Les crimes de guerre en Ukraine et la présidentielle française qui inquiète l’Europe

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Les crimes de guerre en Ukraine et la présidentielle française qui inquiète l’Europe
Courrier international

Le viol comme arme de guerre : c’est un témoignage très dur que nous avons décidé de publier dans le premier dossier qui ouvre ce numéro. Celui de Natalya*, une jeune Ukrainienne qui a raconté au Times le calvaire qu’elle a vécu au début du mois de mars. Natalya vivait avec son mari et leur fils de 4 ans dans la périphérie de Kiev. Le 9 mars, des soldats russes ont envahi leur maison, volé leurs biens et abattu son mari, avant de la violer, à plusieurs reprises, pendant plusieurs heures. “Le cas de Natalya pourrait être le premier porté devant la Cour pénale internationale, écrit le quotidien britannique. Et pour cela, il nous semblait important de traduire cet article.

Parce que la perception du viol en temps de guerre, considéré depuis des siècles comme un dommage collatéral et non comme un crime, a fondamentalement changé depuis les guerres des années 1990 en ex-Yougoslavie, comme l’explique l’écrivaine croate Slavenka Drakulic dans un article de Jutarnji List, traduit, lui, sur notre site :

“Pendant un demi-siècle, le comportement criminel des ‘vainqueurs’ a été passé sous silence. Les femmes violées se taisaient, les historiens et les témoins aussi, et les institutions également. Aujourd’hui, on ne se tait plus.”

Aujourd’hui, les méthodes d’investigation sur les crimes de guerre ont changé et c’est ce que nous avons voulu aussi décrypter dans les pages que nous consacrons cette semaine à l’Ukraine. Début avril, le monde, horrifié, découvrait les images de cadavres de civils dans les rues de Boutcha. “Même si plus aucune fosse commune n’était découverte en Ukraine, le massacre de Boutcha serait le pire en Europe depuis Srebrenica, en 1995, quand 8 000 hommes et femmes bosniaques avaient été tués par les Serbes”, écrit le rédacteur en chef du Spectator. C’est sans doute pour cela que cela nous touche autant et qu’il nous paraissait impératif d’en parler.

Depuis, les témoignages portant sur des exactions commises par l’armée russe s’accumulent, et les articles questionnant le rôle de la justice internationale se multiplient dans la presse étrangère. Le rôle des satellites espions commerciaux s’est également accru et vient révolutionner la manière d’enquêter sur les exactions en Ukraine. Il faut lire à ce sujet l’article de Politico, résumé dans ce dossier et à retrouver en intégralité sur notre site.

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