Crimes de guerre en Centrafrique : premier procès devant la Cour pénale internationale

franceinfo Afrique avec agences
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La Cour pénale internationale (CPI) se saisit des crimes de guerre commis en Centrafrique. Le procès d’Alfred Yekatom Rombhot et de Patrice-Edouard Ngaïssona, deux dirigeants du mouvement dit anti-balaka, s’est ouvert le 16 février 2021 à La Haye. Ils sont accusés de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis entre décembre 2013 et août 2014 en Centrafrique. Ils seraient notamment à l’origine de l’attaque "du marché de Boeing" à Bangui, qui avait fait une dizaine de morts parmi les commerçants musulmans.

Escalade de la violence

Selon les charges énoncées au premier jour du procès, la liste des crimes commis en Centrafrique par les deux accusés est longue : meurtre, transfert forcé de population, privation de liberté, torture, persécution, traitement cruel, mutilation, attaque contre des bâtiments destinés à la religion, destruction de propriétés de l’adversaire, enrôlement d’enfants de moins de 15 ans. Patrice-Edouard Ngaïssona est aussi poursuivi pour viols.

"Les preuves dans cette affaire établiront la responsabilité pénale de Ngaïssona et de Yekatom au-delà de tout doute raisonnable", a déclaré le procureur Kweku Vanderpuye, devant la cour.

"L'ouverture du procès est une étape importante pour la justice des victimes de crimes brutaux commis dans le dernier conflit en République centrafricaine"

Elise Keppler, ONG Human Rights Watch

à l'AFP

Campagne de violence et de terreur

Patrice-Edouard Ngaïssona aurait été "le plus haut dirigeant" des milices anti-balaka, selon (...)

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