Crimes contre l'humanité: trois cadres du régime syrien condamnés à la réclusion à perpétuité

Dans le premier procès en France portant sur les crimes du régime de Bachar el-Assad, la peine maximale, la perpétuité, a été prononcée par la Cour d’assises de Paris à l’encontre de trois hauts cadres des services de renseignement. Jugés en leur absence, les généraux Ali Mamlouk et Jamil Hassan, et le brigadier général Abdel Salam Mahmoud, ont été reconnus coupables de complicité de crimes contre l’humanité à l’encontre d’un père et son fils franco-syriens.

C’est dans un silence très solennel et empreint d’émotion que la salle a écouté l’énoncé du verdict : la condamnation des trois accusés à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de crimes contre l’humanité pour leur rôle dans l’emprisonnement, la torture, la disparition forcée et la mort de Mazzen et Patrick Dabbagh. Des accusés reconnus coupables également de complicité de délit de guerre pour leur participation à la spoliation des biens de Mazzen Dabbagh.

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À peine les juges partis, des applaudissements ont retenti pour saluer cette décision, les parties civiles, en larmes, se sont prises dans les bras. De nombreux Syriens étaient présents, à tel point que tous n’avaient pas pu entrer dans la salle. Et c’est avec de nouvelles salves d’applaudissement qu’ils ont accueilli la sortie d’Obeida Dabbagh, le frère et oncle des victimes, très ému, qui s’est battu pendant dix ans pour que ce procès ait lieu.


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