En Crimée, des lendemains qui déchantent

Libération.fr

Prix en hausse, tourisme atone… Passé la liesse, les difficultés s’amoncellent dans la péninsule arrachée à l’Ukraine. Notamment pour les Tatars, sous la pression des Russes.

Le 18 mars 2014, la péninsule ukrainienne de Crimée était arrimée à la Russie manu militari à l’issue d’un référendum organisé par Moscou dans l’urgence et l’opacité. Ce rattachement, désiré par la plus grande partie de la population locale, n’en est pas moins resté, pour la communauté internationale, une annexion illégale qui empoisonne depuis les relations entre la Russie et l’Occident. Acclamé par une écrasante majorité de Russes, le «retour au bercail» de la péninsule a donné une impulsion durable à la cote de popularité de Vladimir Poutine, ce «rassembleur des terres russes», en divisant même ses détracteurs et en lui ralliant une partie de l’opposition. Les Criméens, abreuvés de promesses de lendemains chantants, étaient convaincus que le changement de propriétaire irait de pair avec de grands travaux d’infrastructures et une amélioration perceptible et rapide de leur existence.

Trois ans plus tard, le bilan est mitigé. Si le rattachement n’est pas remis en cause, le coût et les conséquences de l’opération pèsent aussi bien sur Moscou que sur Simferopol. Les sanctions imposées par l’UE et les Etats-Unis à la Russie l’isolent et minent son économie. La Crimée, en tête des régions russes en termes de dotations, pèse lourd sur le budget fédéral, tout en restant une entité administrative de «seconde catégorie». Les grandes entreprises, aussi bien russes qu’internationales, ne s’y sont pas implantées, à cause des sanctions. Le tourisme, principale source de revenus, n’a jamais retrouvé sa vitalité d’avant 2014. La péninsule demeure géographiquement et commercialement isolée, le pont qui doit la relier à la terre ferme russe n’étant toujours pas achevé. Les prix des produits de consommation ont triplé et le ravitaillement est incertain, y compris en électricité.

Les grandes victimes de l’annexion (...)

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