En Crimée, les autorités russes accentuent leur pression sur la minorité tatare

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Ce week-end, cinq responsables et activistes de la communauté tatare de Crimée ont été arrêtés. Des rassemblements de soutien ont alors été organisés pour les personnes interpellées, et la police russe a de nouveau procédé à des dizaines d'arrestations.

Avec notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan

Vendredi, le FSB russe a perquisitionné les domiciles d'activistes tatars et cinq hommes ont été arrêtés, dont Nariman Djelialov, le vice-président de la Mejlis, la structure politique représentative des Tatars de Crimée. Selon les forces de sécurité russes, ces cinq hommes seraient liés à une explosion près d'un gazoduc dans la péninsule.

Samedi, la tension est montée d'un cran, alors que plusieurs dizaines de personnes manifestaient contre ces arrestations devant le siège des services de sécurité russes, à Simferopol, la capitale de la Crimée. Les forces de l'ordre ont à leur tour embarqué une quarantaine de personnes, principalement des Tatars.

Dimanche, la vice-ministre des Affaires étrangère ukrainienne, Eminé Djaparova, elle-même Tatare de Crimée, a annoncé que le nombre de personnes arrêtées est supérieur à cinquante individus.

Selon Refat Choubarov, le chef de la Mejlis en exil, il s'agit là d'une mesure de rétorsion après la tenue à Kiev le 23 août de la Plateforme de Crimée, un sommet international qui a remis l'occupation de la péninsule à l'agenda diplomatique.

En marge de ce sommet, fortement critiqué par la Russie, la répression a augmenté cet été : le 16 août, quatre Tatars ont été condamnés pour « terrorisme », à des peines de 12 à 18 ans de prison. Au premier trimestre 2021, les autorités russes en Crimée ont arrêté 156 militants des droits de l'homme, dont 126 sont des Tatars.

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