Crash de la Yemenia Airways qui a provoqué la mort de 152 personnes : le procès s'ouvre treize ans après

© AFP

Qu’est-ce qu’une nuit de plus quand on a attendu treize ans ? Ce soir, 60 Marseillais embarqueront à bord d’un autocar, cap sur le tribunal judiciaire de Paris. Demain, ils y rejoindront quelque 800 autres parties civiles attendues pour l’ouverture du procès en correctionnelle de la compagnie aérienne Yemenia Airways, jugée jusqu’au 2 juin pour « homicides et blessures involontaires ». En cause : le crash du vol IY626, le 29 juin 2009, au large des Comores : 152 victimes et une seule survivante, Bahia Bakari, 12 ans à l’époque, retrouvée en mer accrochée à un bout d’épave.

Marseille – où vit l’une des plus grandes communautés comoriennes de France – a payé un lourd tribut : 66 voyageurs en étaient partis ce jour-là. « Ça a été un choc immense, tout le monde connaissait quelqu’un dans l’avion, témoigne Saïd Assoumani, 53 ans, qui a perdu sa sœur aînée et sa nièce de 9 ans dans la catastrophe. Il y avait beaucoup d’enfants, le deuil a frappé de nombreuses écoles dans la ville. » Ce documentaliste s’est tout de suite lancé dans la bataille judiciaire, créant l’association de défense des victimes dont il est le président depuis 2012.

Un combat long et rude

« Il a fait un travail remarquable », salue le député marseillais (LREM) Saïd Ahamada, qui avait alerté quelques mois avant le crash sur le danger des vols de la Yemenia. « Dans ces catastrophes, des liens très forts se créent entre les proches des victimes, ajoute Claude Lienhard, avocat dans l’un des quatre cabinets qui défen...


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